La permaculture est un ensemble de pratiques et de modes de pensée visant à créer une production agricole soutenable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant…) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques. Elle vise à créer un écosystème productif en nourriture ainsi qu’en d’autres ressources utiles, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible.

C’est un outil pour créer une culture durable – un outil pour réussir la descente énergétique.

La permaculture cherche à créer des écosystèmes comestibles, allant des balcons aux grandes exploitations agricoles en passant par les petits jardins.

Pour cela, elle s’inspire autant des méthodes et les manières d’autrefois que des nouvelles technologies et découvertes, notamment dans la récupération des énergies.

 

Origine de la permaculture

La permaculture n’est pas une nouveauté. En de nombreux endroits de la planète, des populations entretiennent des jardins reproduisant le fonctionnement des forêts sauvages, comme les habitants du Kerala, au sud de l’Inde, ou les Chagas, en Tanzanie. Les arbres, plantes grimpantes, buissons, herbes et légumes poussent alors ensemble comme dans une forêt. Cette structure appelée « étagement » par les permaculteurs, permet à ces plantations d’être beaucoup plus productives que des vergers ou des champs de légumes annuels exploités isolément. Ces jardins fournissent ainsi à leurs habitants leur nourriture, la plupart de leurs plantes médicinales et de leurs fibres textiles, et un peu de surplus pour la vente ; le tout sur une très petite surface.

Le mot « permaculture » a été crée en 1978, par deux australiens Bill Mollison et David Holmgre, elle a d’abord été la contraction des termes « permanente » et « agriculture » avant de devenir la synthèse de « permanente » et « culture », intégrant ainsi une vision globale.

La permaculture s’applique à toutes les sphères d’une société

Comment ça marche ?[1]réf Graine de permaculture, Patrick Whitefield

Ce qui rend la forêt autosuffisante et tellement productive, c’est sa diversité. Ce qui importe, davantage encore que le nombre des espèces présentes, c’est la quantité d’interactions bénéfiques entre ces espèces. Nous avons tous grandi en entendant des expressions telles que : « la loi de la jungle » ou « la survie du plus adapté », qui pourraient nous faire croire que la compétition est l’unique forme d’interaction naturelle entre les espèces. En fait, lorsque l’on s’intéresse aux synergies entre ces dernières, on découvre que la coopération est au moins aussi primordiale !

Ex connu : les insectes se nourrissent sur les fleurs et leur permettent de se reproduire, en les pollinisant.

De manière générale, beaucoup de plantes, notamment les herbes aromatiques émettent des substances bénéfiques pour la santé de leurs voisines : on observe beaucoup d’interactions positives dans la nature.

Dans le domaine de la construction, si on construit une serre, on l’accolera à la maison : la serre contribue à chauffer la maison pendant la journée, tandis que la maison conserve la serre chaude durant la nuit. Ainsi des plantes sensibles au gel peuvent être cultivées l’hiver.

La permaculture est donc avant tout une méthode de conception. Son objectif est de nous faire utiliser notre matière grise dans l’élaboration d’un système intelligent, en lieu et place de nos muscles et du pétrole. En résumé « travailler avec la nature et non contre elle ».